Douleurs de ZONA
Publié le 22 Novembre 2012
Le zona ne donne pas toujours des douleurs permanentes, mais le risque d'installation au long cours de ces douleurs augmente avec l'âge du patient.
Neuropathies...désafférentation.... douleurs rebelles depuis des mois ....etc.....
Le terme désafférentation est utilisé pour désigner certaines douleurs liées à une lésion du système nerveux.
Une des douleurs de désafférentation les plus typiques est la douleur pouvant s'installer après l'amputation d'un membre : une douleur du moignon et une douleur du membre qui n'existe plus, appelée "douleur du membre fantôme".
Mais le terme de douleurs neuropathiques est celui qui englobe le mieux ce type de douleur.
Il existe des douleurs neuropathiques centrales, périphériques et mixtes.
Ce type de douleur est parfois ressenti en dehors de toutes stimulations douloureuses, spontanément.
Quelles sont les manifestations possibles de ces douleurs ?
-Exagération de la sensation douloureuse
et/ou
-Perturbation de la sensation douloureuse à type de décharge électrique plus ou moins intense
et /ou
-Paresthésies (sensation de fourmillements) plus ou moins fortes
Quelques sont les responsables de ce type de douleurs ?
-Le Zona, surtout après 50 ans
-les polynévrites ( dues au diabète, ou alcool ou chimiothérapie ou autre)
-les amputations
-certaines sciatiques ou cruralgies
-certaines névralgies cervico-brachiales
-certaines névralgies ( Arnold, du trijumeau )
-séquelles de chirurgie
-séquelles cancérologiques ou de compression
-viroses ( HIV, hépatite C)
-maladie lysosomale
-avulsion plexique
-plexopathie radique (après radiothérapie)
-syringomyélie
-carentielle
-toxique (arsenic, thalium, organophosphoré )
-synrome de Guillain Barré
-traumatisme médullaire
-Parkinson
-SEP
-syndrome canalaire (ex: syndrome du canal carpien )
- Maladies héréditaires, maladie de Fabry, amylose
...liste non exhaustive
Peut on soigner ?
les traitements parfois proposés :
- antalgiques de niveau I (exemple : paracétamol )
- antalgiques de niveau 2 (exemple :paracétamol + dextropropoxyphene ou codéine)
- antalgiques de niveau 3 (morphine ou dérivés)
Parfois ces antalgiques n'ont aucune action, y compris la morphine !
Les médecins ont aussi recours à :
-certains médicaments antiépileptiques (même sans épilepsie) (carbamazepine, clonazepan, gabapentine ...),
-antidépresseurs (même sans dépression) (amitriptyline, clomipramine, miansérine...),
-du prégabaline,
-de l 'électrostimulation,
-de la psychothérapie,
-la stimulation mentale
etc...liste non exhaustive
Comme toute pathologie chronique (migraine, colopathie, fibromyalgie, arthrose, polyarthrite etc...), il faut parfois plusieurs tentatives pour trouver le traitement le plus adapté sur le plan efficacité et tolérance, et c 'est le dialogue avec votre médecin qui le permettra, dialogue peut être facilité par les informations ci dessus
Votre médecin peut aussi, s'il le juge nécessaire vous adresser vers un centre anti-douleur.
Cordialement,
Dr F Dussauze
médecin généraliste 92 1 14562 9
Conflits d’intérêts : l’auteur n’a pas transmis de conflits d’intérêts concernant les données diffusées dans cette interview ou publiées dans la référence citée.
Cet article est issu d’une expérience de terrain, il existe d’autres produits, et d’autres protocoles de prise en charge.
Pour plus d'information sur ce(s) médicament(s), nous vous recommandons de consulter le site de l'AFSSAPS www.afssaps.fr
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